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Gestion des stocks

Stocks et coût des marchandises vendues : des rayons aux livres

Voyez quels biens font partie des stocks, calculez le coût des marchandises vendues et comptez vos biens pour tenir des livres exacts.

Vue du dessus de bacs bleus contenant des raccords en laiton, des rondelles et des boulons à côté d'un porte-bloc.

Acheter des marchandises et les vendre sont deux événements distincts. Si un commerce achète en mars mais possède encore une partie des biens à la fin du mois, comptabiliser tout l'achat au coût des marchandises vendues de mars peut fausser le résultat.

Les stocks comprennent les biens destinés à la vente et, s'il y a lieu, les matières ou les produits en cours servant à leur fabrication. Le coût des marchandises vendues, ou CMV, correspond au coût associé aux biens vendus pendant une période. Un dénombrement fiable relie le local d'entreposage aux données comptables.

Qu'est-ce qui constitue un stock plutôt qu'une charge courante?

Pour un détaillant, les marchandises achetées pour être revendues sont l'exemple le plus simple. Un fabricant peut aussi suivre les matières premières, les produits en cours et les produits finis. Les coûts directs de production peuvent comprendre les matières et la main-d'œuvre; leur inclusion dans les stocks exige une méthode comptable cohérente.

Tout ce qui se trouve sur une tablette n'est pas une marchandise. Les produits d'entretien utilisés sur place, un présentoir et les biens destinés à la vente n'ont pas la même fonction. Les frais de vente et de distribution sont généralement distincts des coûts directs de production des biens vendus.

Vérifiez aussi à qui appartiennent les biens. En consignation, vous gardez des biens pour les vendre, mais ils peuvent encore appartenir à quelqu'un d'autre. À l'inverse, des biens en cours de livraison peuvent déjà être à vous, selon les conditions de vente. Compter ce qui est sur les tablettes ne règle donc pas toutes les questions comptables.

Au départ, définissez les catégories avec votre comptable. Une courte méthode écrite évite qu'un même type d'achat soit un stock un mois et une charge courante le suivant.

Calculer le CMV à la fin d'une période

Ce magasin fictif d'articles de cuisine utilise un calcul périodique simplifié. Tous les montants sont des coûts, pas des prix de détail, et excluent les taxes récupérables. Le stock d'ouverture vaut 4 750 $. Les achats sont de 12 680 $, moins 480 $ de retours fournisseurs, soit 12 200 $ d'achats nets. Le stock de clôture révisé vaut 3 850 $.

CMV = stock d'ouverture + achats nets − stock de clôture.

4 750 $ + 12 200 $ − 3 850 $ = 13 100 $.

Mouvement fictif des stocks au coût
ÉlémentMontantRôle
Stock d'ouverture4 750 $Biens reportés de la période précédente
Achats nets12 200 $12 680 $ moins 480 $ de retours
Marchandises disponibles16 950 $Stock d'ouverture plus achats nets
Stock de clôture−3 850 $Coût restant à la fin de la période
Coût des marchandises vendues13 100 $Montant attribué aux biens vendus

Avec des ventes avant taxes de 21 800 $, le bénéfice brut est de 8 700 $ avant les charges d'exploitation. Ce n'est ni le solde bancaire ni le bénéfice net. L'exemple suppose l'absence d'autres ajustements; un vrai dossier peut nécessiter du transport à l'achat, des coûts de production, des pertes ou d'autres ajustements justifiés.

Si la valeur du stock final est trop élevée, le CMV sera trop bas et le bénéfice brut trop élevé, si rien d'autre ne change. Une marge qui semble soudain meilleure peut donc venir d'une erreur de comptage plutôt que de meilleurs achats.

Une liste pratique pour le jour du dénombrement

  1. Fixer la coupure. Noter la date et le traitement des réceptions, ventes et transferts autour du dénombrement.
  2. Préparer les lieux. Inclure l'arrière-boutique, l'entreposage externe et la zone des retours. Signaler les questions de propriété.
  3. Définir l'unité. Ne pas mélanger pièces, paires et cartons sans conversion documentée.
  4. Compter et identifier. Utiliser des codes et emplacements stables, pas seulement les noms.
  5. Signaler les exceptions. Isoler les biens endommagés, désuets, manquants ou en consignation.
  6. Recompter les écarts. Examiner les différences importantes avant d'approuver un ajustement.
  7. Garder les preuves. Conserver les feuilles de comptage, les explications et l'évaluation approuvée.

Si les activités continuent pendant le comptage, consignez les mouvements pour éviter les doubles comptes et les omissions. Ne remplacez pas silencieusement une quantité du système par la quantité physique sans expliquer l'écart.

Conservez le relevé initial lorsqu'un recomptage modifie une quantité. Notez qui a vérifié l'écart et pourquoi le nombre final a été accepté. L'ajustement pourra ainsi être révisé plus tard, et une erreur ponctuelle pourra être distinguée d'un problème récurrent de réception, de préparation des commandes ou de conversion d'unités. Le but est d'améliorer le processus, pas seulement d'obtenir un total familier.

Une quantité exacte exige encore une valeur justifiable

Compter 37 tasses ne détermine pas leur valeur en stock. Avec un coût unitaire justifié de 18 $, leur coût total est de 666 $. Utiliser le prix affiché en magasin donnerait un autre chiffre, pour un autre usage.

Quand les prix d'achat changent, la méthode choisie influence le coût des stocks. La méthode du premier entré, premier sorti considère que les coûts les plus anciens sont vendus en premier. Le coût moyen pondéré utilise une moyenne qui tient compte des quantités achetées. Gardez la même méthode et demandez conseil avant de la changer. Cet article ne recommande pas de méthode pour les déclarations fiscales.

Les biens endommagés ou à rotation lente exigent aussi un examen. Une quantité peut être présente alors que sa valeur comptable doit être ajustée selon la méthode applicable. Documentez le motif et l'approbation plutôt que d'inscrire une « correction de stock » sans explication.

Garder le suivi utile entre les dénombrements

Surveillez les quantités négatives, les codes en double, les crédits fournisseurs manquants et les changements de marge inexpliqués. Rapprochez les ajustements du grand livre au lieu de supposer que le système de stocks et les livres concordent toujours.

Précisez les responsabilités à chaque comptage. La personne qui compte confirme les quantités. La personne qui tient les livres vérifie que les opérations sont dans la bonne période. La personne qui révise approuve les décisions sur la valeur des stocks. Bookwits peut coordonner ces tâches et les documents. Les quantités, les valeurs et les écritures de CMV restent dans le logiciel comptable ou de stocks approprié.

Un processus fiable n'a pas besoin d'être complexe. Il lui faut une date claire, des unités cohérentes, des coûts justifiés et une façon de résoudre les exceptions avant de finaliser les rapports.

Questions fréquentes

Acheter des stocks équivaut-il à comptabiliser le coût des marchandises vendues?

Non. Les biens encore détenus à la clôture demeurent généralement en stock selon la méthode comptable applicable. Le CMV correspond au coût attribué aux biens vendus, avec les ajustements appropriés.

Un dénombrement physique suffit-il à prouver le solde des stocks?

Non. Il aide à confirmer les quantités. Vérifiez aussi à qui appartiennent les biens, dans quelle période inscrire les opérations, comment attribuer les coûts et dans quel état se trouvent les stocks. Ces vérifications appuient la valeur inscrite dans les livres.

Sources et lectures complémentaires